' Le coeur d'un Eteint. '

' Le coeur d'un Eteint. '
Pfiouh je me lance dans la création d'un blog... Moi? Oui oui, bon comme je l'ai déjà dit si je fais ce blog pour mon livre c'est uniquement pour des raisons écologiques et pratiques . J'ai longtemps poireauté pour trouver un titre a mon livre et finalement j'ai opté pour ' Le c½ur d'un Éteint', et j'èspère qu'il vous plaira! En tout cas si vous n'aimez pas lire autant vous dire de partir ^^'

Donc pour ceux qui ne sont pas au courant, mon livre n'est pas divisé en chapitre mais euh en plusieur parties qui sont déterminée en fonction de la personne qui parle ( le prénom de celle-ci est affichée au début ou dans le titre de chaque partie ).

Voila Voila, le forum le plus génial de euh... d'ici. Donc voila le forum d'appelle Dazzle Them, c'est un forum rpg basé sur le concept d'une ville où l'on incarne un vampire, un loup ou un humain. Cette histoire se déroule plusieurs décennie après le livre Fascination. Voila, c'est quelque chose de sérieux alors si vous vous inscrivez, prenez la peine de venir au moins. -> Ici <-

Si vous avez un commentaire a faire et bien... faites le mais éviter les ' ohlala y a que dalle d'action ', au pire je peux toujours les supprimer.

Je tiens a vous rappeler également que je ne suis pas une machine, j'aime le travail acharné quand j'ai le temps mais je déteste qu'on me force la main pour écrire ou travailler. Il y aura donc une période d'une, deux ou même trois semaines entre chaque parties, selon ma motivation hahaha! Ce court laps de temps vous permettra de beaucoup commenter les articles! C'est-ce pas merveilleux? Non? NON?! * pan *( oui oui j'ai mauvais caractère... )

J'aime bien la pub, dans des doses plutôt contrôlées, donc si vous connaissez des amis à qui ce blog pourrait plaire, j'aimerais bien que vous leur donniez l'adresse de ce blog ! Mais n'aller pas les aggresser non plus, hein? Quoi que... Héhé

Pour finir j'aimerais adresser un énorme merci à Sophie, Vanille, Gabrielle, Noémie et Lily qui m'ont soutenue depuis le tout premier chapitre!

Bonne visite !

# Online seit Freitag, 20. Februar, 2009 um 12:07

Geändert am Freitag, 10. April, 2009 um 13:11

Partie une : Eléanore.

Partie une : Eléanore.
Eleanore



Un coup de tambour. Un léger murmure... Le noir absolu. Cette sensation de solitude me réveilla et je pus alors constater trois choses:
1. J'étais dans une sorte de cave anti-bombe-atomique.
2. J'avais du recevoir un coup sur la tête car j'avais une atroce migraine
3. Ce coup devait avoir été très bien porté car je n'avais aucun souvenir de qui j'étais !
Ce fut alors la première fois que je ressentis ce vide. Gigantesque. Une impression d'être incomplète. Au début, je mis cela sur le compte de l'amnésie, les troubles de mémoire me laissaient toujours cette impression de vide. Mais cette fois c'était plus... intense. Comme si une partie de moi avait foutu le camp littéralement.
C'est alors qu'une scène s'imposa à moi. On voyait une demoiselle aux cheveux blond long, aux yeux doré transperçant, aux traits stricts mais élégants, qui laissaient transparaître une vive amertume. Lorsqu'elle parla sa voix résonna : forte et mélodieuse.
'Eléanore, revient! Cette vie de fuyarde que tu t'es construite ne te mènera nulle part si tu t'obstines à renier ton destin. Si tu reviens ils accepteront de relâcher Roméo !'
Roméo.
Ce nom me fit l'effet d'une aiguille dans le c½ur.
Comme si mon âme se torturait pour essayer d'oublier quelque chose. Quelque chose d'agréable qui faisait souffrir, au point d'oublier toute une existence de rire et d'amour. C'est ainsi que toute ma mémoire me revint peu à peu. Tout d'abord je m'appelais Eléanore Maxwell, j'avais 14 ans et j'habitais en France, dans un petit village au fond d'une campagne éternellement monotone.
Mais quelque chose me frappa de plein fouet. Un souvenir que j'avais enfoui dans ma mémoire. Un moment qui avait du être tellement douloureux que j'avais souhaité oublier a jamais. Pas un moment, une part entière de ma vie, une partie de moi.
Roméo. Roméo. Roméo?
- "ROMEO NE PARS PAS SANS MOI!"


J'avais crié. Un mauvais rêve sans doute!
'« Oh 8h du matin...j'ai pas envie de me réveiller! Tant pis je reste au lit juste 5 minutes...Rien que 5 petites minutes. » Je m'enfonçais de nouveau dans un rêve étrange. Pas si étrange en fait. C'était moi et je me levais, je me coiffais et je me maquillais avec mon crayon spécial.
'C'est un jour spécial aujourd'hui je crois... 19 janvier, l'anniversaire de ma rencontre avec mon Roméo!" Je me levais, me dirigea vers mon fer à lisser et trébucha sur un paquet cadeau! Gah...
- Hum qu'est ce que ça fait la ça... Oh! C'est de Roméo! Hum comment est-il arrivé ici?
Je pris la peine de lever les yeux et je le vis. Le jeune homme pour lequel j'avais succombé et renoncé a tout mes principes. Mon c½ur, celui qui bat pour moi et pour qui je vis.
Roméo. Une fois encore, mes yeux s'attardèrent sur son doux visage. Il souriait et cela faisait apparaître de jolis plis aux bords de ses prunelles bleues. Il avait le nez et les lèvres framboise, pas étonnant vu la distance entre sa maison et la mienne et compte tenu du temps qu'il faisait. A en juger par la fenêtre faiblement éclairée par les lampadaires, il neigeait. Aujourd'hui était un jour triplement génial! Déjà il neigeait tellement qu'il y aurait une suspension des transports scolaires. Ensuite c'était l'anniversaire de nos 2ans avec l'amour de ma vie, Roméo et enfin, mon anniversaire. Je me vantais toujours d'avoir reçu le plus beau cadeau au monde : Lui. Mais bon trêve de pensée, je me jetais dans ses bras et l'embrassais fiévreusement.
- Bonjour Hô mon beau et attentionné fiancé!
- Bonjour la belle au bois dormant ! Tu sais je suis venu tout à l'heure... Tu dors comme une marmotte... Il s'esclaffa.
- Bon anniversaire, je t'aime ! Susurrais-je
- Comme moi je t'aime, rétorqua-t-il
Sur ce, j'entrepris d'aller me recoucher avec lui mais comme il semblait bien réveiller, j'abandonnai cette idée et commencé mon affaire quotidienne. Je prenais mes affaires et commença à m'habiller, quand il me sembla que quelque chose n'allait pas. Nonobstant, je continuais de me maquiller quand je me rendis compte de l'énorme paquet cadeau (que j'avais oublié) qui trônait dans ma petite chambre. J'interrogeai Roméo du regard mais il détourna la tête. J'allais donc chercher le paquet et l'ouvrit...
Cela ressemblait vaguement a... une énorme peluche de renard des neiges (mon animal préférée !). Il sembla attendre ma réaction car il était toujours dans l'encadrement de ma porte.
- It's great !
- Tu a l'air très... enthousiaste ! Il étouffa un rire nerveux, ça ne te plait pas ?
- Si, bien sur... Combien ça a couté ? Je devais avoir une tête horriblement drôle car il se mit à pouffer de rire comme un gamin.
- Cela n'a pas d'importance !
Il s'approcha de moi et me contempla longuement, puis il me prit la main et m'entraina dehors.

- C'est magnifique, hein ?
- C'est ...blanc ! M'étonnais-je.
- Ca s'appelle de la neige, dit-il en s'esclaffant u e fois de plus.
- Sans blague, mais regarde moi ça y a au moins 20cm de neige ! Il n'y a jamais eu autant de neige à St-pathus' !
Sur ce je dévalais le perron, mis mes gant et cherchais à faire une boule de neige.


Quand un boulet de canon blanc et glacé m'atterrit en plein visage.
- Aah ! C'est super froid...
- C'est le but !
Je lui envoyai donc ma boule de neige sur son bras découvert et nous nous amusâmes comme ça un bon moment, jusqu'au moment où je le vis grelotter.
- Rentrons, lui proposais-je, ce qu'il accepta, bien évidemment.

Cela faisait donc 4 ans que j'étais éperdument amoureuse de Romain Salyn, que j'avais percuté pour la première fois dans une forêt enneigée (en tombant). Bien sur l'histoire officielle, c'était que je l'avais rencontré au collège. Pourquoi ce mensonge ? C'est très... simple en fait, nous somme à moitié vivant. Autant dire a moitié mort plutôt. Il y a une légende sur l'histoire de personnes qui auraient frôlé la mort a tellement de reprises, qu'elles sont devenues immortelles ! Invraisemblable, non ? Eh bien pourtant c'est bien réel, j'en suis la preuve ! J'étais petite la première fois que j'ai marché sur une corde électrique. Ensuite j'ai essayé de défoncer une porte avec ma tête, résultat ? Ouverture du crâne et 6 points de suture. Ensuite j'ai entrepris l'escalade et je passais plus de temps à l'hôpital que sous le soleil. J'aimais le danger, que pour que mon c½ur batte à 100 à l'heure. Même si depuis ce jour, mon c½ur ne bat plus, j'ai trouvé une nouvelle raison de vivre.

- Tu as l'air bien songeuse EL, tu as attrapé froid ?
- Je vais bien, je repensais a... avant, répondis-je. Ce jour où j'ai perdu ma vie et ou je t'ai trouvé, où je t'ai aimé et où je t'ai pris dans mes bras, le jour où tu avais besoin de moi, je t'ai dis que j'étais la et tu as cessé de pleuré, le jour ou tout a commencé pour nous. Je ne sais toujours pas pourquoi des gens comme nous existent, on pourrait faire de grande chose, je ne comprends pas pourquoi on se cache comme de vulgaires vivants.
- Les... humains n'aiment pas ce qui est différents d'eux et ils le rejettent. Si tu allais mourir et que quelqu'un arrivait de nulle part, soignait tes blessures et s'en allait sans demander son reste, ou pire si quelqu'un arrivait devant toi et t'offrais la chose que tu désire le plus au monde... Les humains ne peuvent pas nous comprendre, tu as été humaine comme eux auparavant, tu devrais pouvoir comprendre. Il me dévisagea attendant une quelconque réaction.
- On sauve la vie de tellement de gens alors qu'ils ne nous demandent rien, on doit aller au collège comme des adolescents normaux, qui vieillissent, qui font des erreurs. Je crois que si tu n'étais pas là j'entreprendrais de détruire ce monde...mais je ne le ferais pas ! Tant que tu veux bien partager ta vie avec moi, je serais heureuse.

Il me prit dans ses bras tandis que je réfléchissais. Le problème (enfin la particularité) avec notre race, c'est qu'on ne vieillit plus, qu'on est indestructible, qu'on n'a plus mal. Il y a bien des avantage a être a moitié mort : On est magnifique, histoire de ne pas éveiller les soupçons parmi les humains cependant lorsque vous êtes une des plus belles personnes au monde, ça attire forcément les regards, on a des réflexes surhumains, une rapidité bien supérieure a la moyenne, on vit éternellement, on ne peut plus mourir. Cependant les défauts sont autrement gênants : On ne mange plus, on ne grandis plus et le feu commet de sérieux dégâts sur notre peau qui sont quasiment irréversible...

Le seul véritable bon point était que j'étais avec Romain éternellement. Même si pour moi, la seule perspective d'entendre sa voix ou de toucher sa peau me ravie, le sens éternel que je donne a notre amour est particulièrement agréable. Je me souviens de la première fois que je l'avais appelé Roméo en hommage à l'amoureux transit de Juliette, les enfants de Shakespeare. Il m'avait regardé comme si je venais de commettre un crime impardonnable.
Mon regard passa du cou de Roméo où j'avais niché ma tête, au miroir qui renvoyait l'image d'une ravissante petite fille blottie dans les bras du plus beau jeune homme de la terre. Elle avait de jolies prunelles, bizarrement d'une couleur différente toutes deux, l'une était jaune-doré et l'autre était marron-vert. Elle avait un charmant visage où on pouvait lire un amour sans limite et une affection inconditionnelle. Quand au garçon eh bien... Il avait de magnifiques yeux bleus cobalt, des sourcils étonnamment bien dessiné (pour un garçon) et une magnifique bouche, digne d'une star d'Hollywood. Il était la perfection absolue. Je me sortis avec empressement de ma contemplation pour aller chercher le cadeau que j'avais prévu pour l'anniversaire de notre soi-disant 'rencontre'.
Je l'avais caché dans une armoire au premier étage, juste ... là ! Je remontais en une demi-seconde et je lui tendais le paquet difforme bariolé de rouge et de jaune. Bien que je pouvais lui offrir un cadeau encore bien plus merveilleux en un temps record, aller dans une boutique et acheter un véritable cadeau m'enchantais.

- Tu ne l'as pas créé ? S'étonna-t-il
- Non, c'est un véritable cadeau, acheté et emballé par mes petites mains.
Je lui agitais mes mains sous son nez comme preuve de mes dires.
- C'est rare que tu ne créer pas tes cadeaux ! C'est un honneur pour moi que tu te soi déplacé jusqu'à un magasin, je te remercie Hô ma Juliette !

Je l'observais enlever le papier soigneusement avec quelques gestes fluides et me le tendre, tout en découvrant la boite rouge. Il l'ouvrit et vis les livres.

- Les Hauts de Hurle-vent, Roméo et Juliette et ? Un livre inconnu.
Visiblement, il est content, pensais-je
Il encadra mon visage de ses deux mains et m'embrassa. Je lui rendis son baiser tout en nouant mes mains autour de sa nuque, j'aimais les moments en sa compagnie et je ne voulais pas qu'il s'en aille tout de suite.

- Il est déjà 13h ! Je suis désolé mon amour mais, c'est l'heure... je reviendrais vers minuit donc, a tout à l'heure !
- Très bien, acceptais-je, Mais si tu a une minute de retard, gare à toi !
- Minuit pile, comme tous les jours ! promit-il

L'autre inconvénient avec notre race, c'est qu'on ne pouvait pas passer plus de 14h en compagnie d'une seule personne, sinon notre mécanisme de défense se déclenchait
et... Il ne restait plus grand-chose de cette 'compagnie'. Je l'ai appris au détriment de ma mère malheureusement. Enfin j'ai fait mon deuil il y a longtemps !
Roméo pouvait soigner presque toutes les blessures (ce qui était inutile pour lui et moi tant qu'on se tenait loin d'un feu), quand à moi je pouvais réaliser les v½ux. La première tentative fut inconsciente et je me retrouvais nez à nez avec une licorne qui tenait à m'embrocher ! Je crois que c'était le rêve fou d'une petite fille de 6ans qui passait à côté de moi. Comme si le monde avait besoin de connaître une nouvelle race de monstre ! J'avais dû liquider la licorne pour maintenir cette 'paix' à peu près stable dans l'univers.
Dommage, j'avais toujours adoré les chevaux.

Je regardais encore une fois la bague qui ornait mon annulaire. Un magnifique diamant (qui avait du couter très cher...) jaune entouré d'une étoile dorée. Je poussais un long soupir : pourquoi devait-il se montrer tellement dépensier pour moi. J'aime offrir et aider les gens mais c'est horripilant lorsque quelqu'un vous adresse ce traitement !
J'aime passer inaperçus et grâce à la petite taille, ce n'est pas un problème ! Mais imaginer vous avec un énorme diamant qui semble crier a qui veut l'entendre de regarder la femme qui porte cette bague et de lui adressez des veux ! Comme si une non-vivante avait besoin de ça. Mais je la gardais au doigt car cela me rappelai moi rêve, celui de toutes filles ou femmes : Le prince charmant. L'idéal masculin, Romain ! J'étais une des rares filles pour qui ce phénomène était arrivé et j'en étais consciente. J'aimais Romain inconditionnellement et également irrationnellement. Mais l'amour est toujours irrationnel de toutes les façons. Mais à chaque fois, que je le tenais dans mes bras, que je le regardais dans les yeux ou que je l'embrassais, mon c½ur s'enflammais et en demandais plus. Plus, toujours plus. Aujourd'hui encore j'ai peur que mes sentiments se consument tous. Mais je suis certaine de ce que j'éprouve pour mon Roméo.

J'étais encore perdue dans mes pensées lorsqu'on sonna à la porte.

'J'arrive, deux minutes ! tonnais-je
Quelqu'un défonça la porte d'un coup de pied
- Mademoiselle Eleanore Maxwell, vous êtes en état d'arrestation pour le meurtre de Catherine Maxwell ! Vous pouvez garder le silence, tout ce que vous direz pourra-t-être retenu contre vous.
- Pardon ?

J'écarquillais les yeux, en état d'arrestation, moi ?!

PS : Il est possible qu'il y ai des fautes ou des problèmes d'orthographes ou de grammaire, dans ce cas veuillez m'en informer par un commentaire. Ou sinon mettez autant de commentaire que vous voulez à propos de si vous avez aimé ou pas ^^

Re-PS dans le PS : Lauriane, heureusement que j'avais dit des commentaires constructifs x_x ( je change le sont tout de suite! )

# Online seit Freitag, 20. Februar, 2009 um 12:18

Geändert am Freitag, 10. April, 2009 um 13:15

Partie deux : Romain.

Partie deux : Romain.
Romain



Je rentrais chez moi à une cadence régulière (pour un humain, car les morts n'ont aucunes limites...) quand des voix me sortirent de mes pensées.
« Tu connais Eléanore et Romain ? Ouais, le couple du collège la ! Sa pue, j'oserais trop pas m'afficher comme ça avec ma copine !
- Forcément, toi t'a pas le même physique qu'eux, Genre quand tu ressembles a une star d'Hollywood, franchement t'as plus la honte !
- Ouai mais c'est pas une raison, j'suis pas moche non plus ... »

J'étouffais un rire a cette pensée de vivant. Pour eux être en vue dans la société était un but, pire, un besoin, et avoir un physique de rêve, c'était leur v½ux le plus cher. Seulement après 4 longues années, j'en avais marre d'attirer tous les regards et l'attention de tout le monde. Et quoi ? Comment feriez-vous à ma place ? Vous vous déguiseriez, afin de vous enlaidir ? Non, EL ne le supporterait pas et je ne l'obligerais jamais à faire quelque chose contre son gré. Je l'aime trop profondément pour ça. Alors nous nous enterrons dans des villages inconnus du monde, ainsi personne ne pourrait découvrir qui nous sommes.
Cependant, même si je savais qu'EL me suivrait où que j'aille, j'avais peur pour elle. Quand je jouais sa musique préférée, j'avais peur, quand elle était or de mon champ de vision, j'étais en stress permanent. Elle avait beau me répéter que tout irai pour le mieux, je n'arrivais plus a ne pas m'inquiéter. Chaque secondes semblait être une torture pour la prison de chair que j'étais.
Pourtant, j'assumais. Si c'était le prix à payer pour être avec elle, je paierais. Si c'était le mal que je devais subir pour la voire heureuse a jamais, je supporterais.
Je l'aimais tellement que ça en devenais obsessionnel.

La fois où elle m'avait percuté, je ne lui ai jamais dis, mais je n'étais pas inconscient.
Elle est tombée, je l'ai prise dans mes bras et j'ai attendu qu'elle se réveille. J'ai attendu dans ce froid insoutenable, mais je la protégeais du mieux que je pouvais avec mes bras. C'est ainsi que je suis mort, heureux.
Auparavant, je n'avais aucune famille. Pas d'amis et encore moi de copine. Mais dès que je l'ai vue j'ai su. J'ai vu qu'elle était faite pour moi et que je passerai le restant de mes jours a ses côtés.
J'ai compris cela quand j'ai capté son regard, son appel de détresse.
Sa vie.

J'arrivais enfin devant chez moi. J'ouvrais la porte en remémorant mes derniers instants de vie, heureux mais glaciaux. Je me dirigeais vers le poste CD qu'Eléa m'avait créé 4mois auparavant. J'aimais beaucoup ce lecteur, il était très... moderne.
Je me rappelais alors du réveil. Je ne savais plus vraiment pourquoi, mais ce jour là je pleurais. Je m'étais enfui de l'orphelinat où on m'avait placé et j'avais couru vers le soleil. Toujours plus loin.
Je m'étais arrêté lorsque mes poumons menaçaient d'exploser, et repris mon souffle. J'haletais pendant 10 bonnes minutes en maudissant ce foutu orphelinat.
Parents indigne ! Pourquoi m'avez-vous placé dans cet me*** d'orphelinat débile, avec vous j'aurais eu une vie normale !

Je n'arrivais pas à me calmer. Je voulais partir, me cacher et trouver quelqu'un qui m'aiderai à supporter ma peine. J'étais égoïste. Et c'est à ce moment qu'elle est apparue dans ma vie.
Lorsque tout me tournais le dos, elle apparut, souriante et rayonnante d'un bonheur qu'elle souhaitait me partager.
Bien sur à ce moment elle était plus perdue et malheureuse qu'autre chose, mais dans son sommeil, elle me prouva qu'elle était la personne que j'attendais depuis si longtemps. Je ne sais pas ce qui l'avait menée à moi mais tant pis, je le remerciais. La seule once de luminosité dans ma vie fut cette fille. Cette fille dont je ne connaissais rien et pourtant je souhaitais tout savoir d'elle. Je souhaitais caresser son visage afin d'en mémoriser les traits.

Durant ces trois jours de conscience, j'ai réfléchi a comment je la retiendrais lorsqu'elle se réveillerait. Je n'avais jamais pensé mourir ici, pas avec elle en tout cas. Si j'avais pu je lui aurais donné ma vie afin qu'elle puisse vivre et oublier notre rencontre, malheureusement il en est advenu différemment.

Si j'avais su que la mort aurait pu être si douce et paisible, je serais mort depuis
Longtemps. Mais ça n'aurais pas été pareil car si je m'étais suicider, je n'aurais jamais rencontré El'. C'était là toute la simplicité de la mort. Restez avec elle pour l'éternité était pour moi chose aisée, que tout le monde aurait pu faire. Cependant c'est moi qui le faisais et j'y mettais tout mon c½ur.

Voyez, lorsque nous nous sommes réveillez, le soleil brûlait les alentours et asphyxiait les fleurs. Nous étions à la fin de l'été, le 26 Août 2005, nous avions passé 1an inconscients. Je m'étonnais d'arriver à tenir debout après ses douze mois de paralysie, car normalement après quelque mois, il fallait une longue rééducation. Cependant tous mes muscles marchaient à merveille et tous mes sens semblaient s'être affûté. Eléanore ressemblait à un chaton effrayé ce jour là. Elle se tenait comme un charme cependant son expression était aussi énigmatique que déplaisante. Pour moi elle n'était pas vraiment à sa place. Qui l'aurait été ?

Vous vous imaginez vous, vous vous réveillez un jour et on vous dit que vous avez passé un an dans les vapes, à mourir à petit feu. Génial non ? Vous êtes mort !
Oh mais attendez, non ! Vous êtes vivant. Vous vous pincez et faites l'inventaire histoire de vérifier s'il ne manque rien. Vous n'avez ni faim, ni soif, le soleil vous brûlait juste légèrement la peau ce qui n'était pas tellement désagréable. Et la, pouf ! Surprise. Vous êtes en état de choc et vous tombez sur la plus belle créature du monde. Pire, elle ne semble pas plus au courant de la situation que vous. Génial.
Alors pour détendre l'atmosphère, vous lui faites comprendre qu'il va bientôt faire nuit et qu'une auberge est a deux pas. Et là, vous vous dites que je suis fou. Oui je me sentais complètement vide à l'intérieur et tout me semblait dénué de sens.

Pour moi, à l'époque, l'amour était une chose futile et versatile. Je pensais que cela rendait les hommes fous, détraquait les esprits et donnais de malheureux rêves aux gamines. Cependant lorsque cela m'est tombé dessus, j'ai littéralement suffoqué. Enfin c'est une métaphore puisque j'étais déjà mort à ce moment.
C'était comme si je venais de me réveiller d'un long sommeil qui avait duré un millénaire. Comme si au moment où j'avais ouvert les yeux tout était devenu clair.

Pas clair, limpide. Je voyais tout, je comprenais tout. Comme si ma vie avait enfin trouvé un sens positif plutôt que de s'enfoncer encore et encore dans l'obscurité.
Comme lorsque vous remontez à la surface de l'eau après avoir retenu votre respiration pendant plusieurs minutes. Tout avait désormais un sens pour moi.

Où plutôt pas un réel sens. Tout se rapportait à Elle. La beauté du crépuscule. La grâce de la pleine lune. Le charme d'une aurore boréale. Pour moi l'univers brillait et me criais de vivre enfin heureux. Mais que ce bonheur je ne pouvais le trouver qu'avec El. C'est avec cette pensée que je lui avais demandé sa main. Bien sûr sachant qu'on ne vieillissait plus, c'était impossible. Mais je me plaisais a répéter qu'au moins j'aurais eu le mérite de ne pas m'être défilé.

J'étais enfin arrivé chez moi. J'aimais l'idée d'avoir un endroit où retourner, où quelqu'un m'attendais, à la maison d'El, mais j'aimais également l'idée d'avoir un refuge rien qu'à moi. Bien que je ne voyais ni ne sentais plus rien sans elle, bien que je ne pouvais rien sans elle, ça me rassurait quelque peu d'avoir un toit.

« Je suis rentré. » Je disais ça tous les jours, à chaque fois que je passais le pas de la porte. Pas parce quelqu'un m'attendais, bien sûr, mais plutôt parce que j'aimais cette possibilité, que quelqu'un rentre chez moi et me dise ça.

J'allais à mon bureau et examinait mes récents dessins. J'avais fait l'esquisse d'un jardin rempli de roses de toutes les couleurs mais il ne me satisfaisait pas réellement. Il manquait la seule fleur qui comptait pour moi.

J'attrapais un crayon et me mis en tête de la dessiner au milieu de ce champ, puis abandonnais cette idée. Jamais personne ne pourrais translater sa beauté avec seulement un crayon et des couleurs.
« Une photo alors ? ... Non, rien ne pourra jamais exprimer la beauté d'El autrement qu'elle ne l'exprime déjà. »
Depuis que j'avais cette maison, je me permettais de penser à voix haute.
C'était très pratique.

Je me connectais alors à internet, un de mes passes temps favori. Je cherchais à ' Actualité du jour ' et trouva quelque chose d'inattendu :

« Une jeune femme arrêtée a son domicile pour le meurtre de sa mère. »
Je parcourais l'article des yeux et je compris. Quelqu'un avait du voir El en compagnie de Catherine puis noté la disparition de cette dernière !
Je frissonnais. Heureusement que la gendarmerie était trop peu créative pour chercher la véritable nature de leur suspecte. Bien sûr, d'après les anciens, rien obligeais un non-vivant à ne pas révéler son identité au grand jour. Bien sûr a l'époque, les femmes aux cheveux roux étaient brûlées pour sorcellerie.

Cependant j'escomptais vivre avec Eléanore le reste de l'éternité qui me restais à vivre.

Nous avions, moi et elle, rencontré un ancien non-vivant nommé Lucien. Ils nous avaient raconté des tas d'histoires farfelues sur notre espèce.
Il avait également prononcé des mots qui m'avaient choqué :
« Ne demande jamais la fin de l'éternité et vit le reste de ce semblant de vie heureux car il ne faut pas se méprendre. Ceci n'est pas un cadeau. »

Je n'avais pas compris cet avertissement, d'ailleurs je ne le comprenais toujours pas, seulement cette arrestation devait avoir quelque chose à voir avec tout ça.
El se sortirait de prison plus vite que n'importe quel autre criminel, seulement si ces accusations s'avèrent fondée, il faudrait s'enfuir au plus vite.

Lucien avait vaguement nommé notre espèce...Cam-quelque chose... Campée!
Il avait dit que nous étions les descendants de la gardienne d'un temple, il avait également fait allusion à la mythologie grecque.

« Tu sais Lucien, pour l'instant l'important n'est pas réellement de savoir ce qu'on est mais bien pourquoi l'on est. »

J'avais dit ça légèrement, sur un ton anodin, ce qui était pourtant une grosse erreur. Si j'avais pu comprendre la nature de notre race, Bonne ou Mauvaise, j'aurais pu la dissimuler. Mais comment peut-on savoir si l'on est un Ange, ou un Démon ?

En réalité je n'ai jamais trouvé la réponse à cette question et, en 4 ans, c'est la seule question qui me soit restée un mystère. Lucien a insisté pour nous payer deux maisons et nos frais de scolarités. Il venait nous voir plusieurs fois dans l'année.
Allait-il venir s'il apprenait que maintenant nous allions être surveillés ?
Allons nous maintenant demeurer sans aide aucune ?
Les questions se bousculaient dans ma tête et je ne voyais maintenant qu'une solution.
Retrouver El. L'article avait été rédigé il y a seulement quelques minutes, Eléa devait juste être arrivée dans la prison mais arriverais-je à temps ?

J'entendis sonner.

- C'est moi, c'est Lucien. Terribles Nouvelles ne m'arrivent qu'aujourd'hui...
Je crois que les autorités sont sur le point de tout découvrir.

PS : Il est possible qu'il y ai des fautes ou des problèmes d'orthographes ou de grammaire, dans ce cas veuillez m'en informer par un commentaire. Ou sinon mettez autant de commentaire que vous voulez à propos de si vous avez aimé ou pas ^^

PS dans le PS : Oui, cette partie la est plus courte, je me rattraperais !

# Online seit Freitag, 20. Februar, 2009 um 12:58

Geändert am Samstag, 07. März, 2009 um 17:54

Partie trois : Eleanore.

Partie trois : Eleanore.
Eleanore


Cette douce mélodie qui régnait dans la pièce me faisait penser aux berceuses que ma mère sifflotait quand elle préparait un bon repas. Elle me manquait cruellement, ma chère maman. Contrairement à la plupart des gens, j'avais eu une enfance tendre et chérie, de magnifiques parents qui s'aimaient plus que tout. Cependant, lors d'une cérémonie arrosée, mon père eut un accident mortel en rentrant chez nous. On apprit plus tard qu'il avait littéralement liquidé une demi-bouteille de Vodka mais que ses amis l'avaient laissé prendre le volant.
Tant pis, m'étais dis-je en apprenant sa mort, je n'avais, a cette époque la, aucune idée de ce que la mort pouvais représenter. Aussi, je ne vis pas ma mère tomber peu à peu dans une dépression. Dès lors, ma vie avait pris un changement radical. Celui d'enfant comblée et gâtée à celui de grande s½ur qui s'occupe de la maison en l'absence de ses parents. Heureusement, trois ans après l'accident, ma mère revint dans une santé normale, ce qui me soulagea vivement. Ma vie n'était pas redevenue rose et belle mais ma tâche d'était considérablement atténuée et cela m'avait enlevé un énorme poids de mes épaules. Mes liens avec ma mère ne s'étaient pas tellement améliorés non plus mais ça me suffisait. Ma vie était normale, sans grandes joies ni grandes peines, mais atrocement fade. Cela ne m'était pas indifférent mais je me contentais de le dissimuler, si quelqu'un voulait réellement me sortir de cet ennui, qu'il le fasse ! C'est ainsi que j'appris à identifier un signe du destin. Et un jour d'hiver, les signes que j'avais reconnu m'avaient donné rendez-vous dans un bois pas très loin de mon village. C'est ainsi que lorsque j'ai compris que cela allait changer ma vie que je me suis mise à courir. Peu importe le nombre de mètres, de kilomètres à parcourir. J'irais là-bas et je verrais par moi-même.

La mélodie envahissait ma tête et semblait vouloir me rendre folle. Elle venait me rappeler maintenant les souvenirs les plus durs de ma vie. Le moment le plus horrible de ma vie.
Le massacre de ma mère.

J'avais beau dire à tout le monde que j'avais fait mon deuil, une éternelle amertume envers son assassin m'habitait. Ce tueur, Oscar. Ce traître avait séduit ma mère et endormis mes méfiance a coup de 'gentille Eléanore' et avec ses tendances ' Papa gâteaux ' . Il était resté plus de 14 heures aux côtés de ma mère et elle en avait payé le prix. Celui que nombreuse personnes mal averties avait dû payer. Le système d'auto-défense des Eteints. Puis il a déguisé ce crime en accident, enfin il l'avait déguisé pour moi et Roméo. Mais Lucien n'était pas dupe, il connaissait ce stratagème et c'est lui qui m'a démontré que ce soi-disant accident n'était qu'une ruse. Car le système pouvait être arrêté temporairement, si on le voulait, bien sûr. Et à l'évidence, Oscar n'avait aucune envie de le stopper.

J'ouvrais les yeux pour la première fois depuis des heures. La pièce était toujours aussi sombre et glacée, seulement une lumière lézardée fendait l'obscurité tel un ruban de velours dans l'air, venait sur mon visage.

« - Qui est là ? Chuchotais-je à l'attention de la lumière.
- Votre serviteur Damoiselle, c'est Lucien de Vespagnicci. Il vient vous secourir, et fuir. »

Bien sûr, le pouvoir de contrôler la lumière était fait pour Lucien. Puisqu'il était tout simplement éblouissant. Il me tendit une corde que j'attrapais avec adresse, puis j'escaladais la paroi froide et lisse de ma cellule. Apparemment, ce ruban de lumière n'était autre que celle de Lucien, j'aurais dû m'en douter. Puisque nos pouvoirs reflètent notre âme et que nous avons tous un pouvoir propre à nous-mêmes, la lumière ne pouvait être que pour Lucien. Cependant rare sont les anciens qui font la démonstration de leur pouvoir en publique. Il était un guide pour tous les nouveaux éteints. Qu'est ce qu'un éteint ? C'est un mort... plus ou moins vivant. C'est nous quoi ! Certains nous appellent Campé mais je trouve Eteint plus poétique ! Enfin bon, Lucien était plus qu'un guide pour moi, c'était un ami.

Une fois la paroi escaladée, Lucien me porta une grande partie du chemin.
« Nous ne sentons pas la douleur mais cela ne veux point dire que nous n'avons aucun mal ! » avait dit Lucien. Oui certes je ne croyais pas avoir mal mais après m'être écroulée une demi-douzaine de fois, je cédais.

« - Tu as dit qu'ils allaient tout découvrir... mais au fond, est-ce que c'est réellement grave ? Enfin je veux dire peut être que les humains pourront nous accepter finalement. J'en ai marre de me cacher ainsi Lucien ! Lucien ?
- Tiens-tu vraiment à la vie de Romain ? »

Cette question me désarçonna. Non pas qu'on ne me l'avait jamais posé, plutôt que c'était étrange venant de Lucien.

« - Bien sûr, quelle question ! J'y tiens plus qu'à la mienne et tu le sais.
- Eh bien s'il advenait que les humains apprennent notre cher et précieux secret, nous mourrons.
- Pardon ? Mais... Je croyais qu'il était impossible de tuer un Eteint !
- Extrêmement compliqué et encore plus difficile. Mais possible, Demoiselle Eléanore.
- Comment ?
- Plus tard, plus tard. Dormez ! »


Sur ce, je sombrais dans un profond sommeil qui me sembla durer des heures. Pourtant lorsque je repris conscience, il était toujours nuit et je me tenais dans les bras de Roméo. Je les aurais reconnus entre mille. Ils étaient délicats mais dur comme de la roche. Pas que sa peau était très solide, juste qu'il s'entrainait beaucoup.
« Si je suis incapable de te protéger, je ne suis en rien digne de toi. » avait-il sortit comme excuse pour pratiquer n sports de combats.
Combat.
Cela m'évoquait des souvenirs lointains, des souvenirs vivants. On y voyait ma mère se faire déchiqueter en lambeaux par les griffes acérées d'un monstre hideux. Je pleurais. Dors et n'avant je ne pouvais plus rien faire pour elle. Il l'avait tuée en moins d'une seconde et je n'avais pas pu réagir. Je pleurais toujours. Maman !

Je me redressais brusquement, ce qui me fit pousser un horrible cri ! Pourtant je ne sentais aucune douleur. Je compris alors que ce n'était pas mon cri mais celui d'autres humains qui étaient par là. Qu'elle indiscrétion ils avaient ses humains ! Je jetai un bref coup d'½il aux alentours mais ne discernai rien de dangereux. Cependant l'inquiétude qui était peinte sur les traits de Romain me dit le contraire. Il y avait un danger.

« - Qu'y a-t-il ?
- Tu as faillit mourir, El, a cause de moi. Tu as failli mourir...
- C'est impossible, Roméo, je vais bien ! Raconte moi ce qui c'est passé plutôt. »

Ma demande provoqua un silence troublant. N'avais-je pas le droit de savoir ce qui m'était arrivé ? Romain détourna son regard avec une figure tellement douloureuse que je déglutis. Avais-je fais quelque chose de mal ? Moi ? Roméo ? Je n'arrivais pas à comprendre. Aurais-je tué quelqu'un ? Non, je refusais d'y croire évidemment mais... et si...

« - Combien de temps suis-je restée inconsciente ?! dis-je sur un ton brusquement agressif.
- 32 heures exactement, répondis Roméo, et crois moi, ça a été dur ! Lucien a déboulé chez moi et tu étais déjà inconsciente. On t'a transporté dans ma chambre et euh on a pratiqué tous les soins que Lucien a trouvé pour te ranimer. Néanmoins comme c'était compliqué avec le système d'auto-défense, tu as... fait quelques dégâts dans la maison et tu as blessé plusieurs passants. Mais tout va bien, tu es saine et sauve. »
- ' Saine et sauve ' ?! Et les gens que j'ai blessé, ils vont bien, comment pourrais-je être saine et sauve si j'ai tué quelqu'un, hein ?! M'emportais-je, promet-moi que tu les as soignés, même si c'était des monstres, ils n'ont pas le droit de finir leur vie a cause de moi. Tout ce que je veux c'est qu'ils n'aient aucun souvenir de ce qui...
- STOP ! Arrêtez de vous quereller les amoureux. Nous approchons du village dont je t'ai parlé Roméo, évitez de vous faire remarquer. Nous ordonna Lucien. Aves un peu de chance nous trouverons Harmonie, elle devrait pouvoir nous permettre d'effacer leur mémoire à ceux qui sont blessé. Ne t'inquiète plus, EL, dans quelques minutes, personne ne se souviendra de rien.

Lucien descendis de la diligence en premier. J'avais été tellement occupée par Romain que je n'avais même pas remarqué que nous étions a bord d'une calèche. A dire vrai, je n'avais même pas cherché à savoir où nous étions. Roméo m'aida à descendre, puis nous suivîmes Lucien jusqu'une sorte de résidence, une grande maison au milieu de tant d'autre du même style. Lucien de se fit pas prier et entra, comme si cette maison lui appartenait.

Cependant, l'intérieur de la maison semblait d'un tout autre univers. Les meubles, l'ambiance semblaient ancienne et tout autant moderne. C'était tellement. Enfin bon, c'était un décor du 18eme siècle, mais pourtant tout avait l'air si moderne et nouveau, tout n'était qu'éternel contraste. Une fille apparue soudainement à mes côtés. Cela ne me surprit pas, c'était son physique qui m'arracha un cri de stupeur. Elle était, non pas laide ou horrible, plutôt, elle semblait de pierre. Une statue figée dans l'adolescence. Magnifique statue de plusieurs millier d'années.

« - Bonjour, Harmonie, salua Lucien, Comment te portes-tu depuis la dernière fois que je t'ai vu ?
- Bien le bonjour à toi Lucien, quand à moi, je vais parfaitement bien depuis ces 37 dernières années. Pour quoi viens-tu me déranger cette fois ? Vol à main armée ? Meurtre ? Tu n'as agressé personne, n'est-ce pas ?
- Oui, laisse moi d'abord te présenter Roméo et Eléanore. Ils sont jeunes, ne les blâmes pas, veux-tu ?
- Bien sûr ! Je ne suis pas une sauvage voyons. Enchanté, Je me nomme Harmonie Del Arta Conpaniquo. Tu dois être la jeune demoiselle arrêtée pour Homicide cet après-midi... Ou bien c'est simplement un humain qui a découvert quels monstres nous sommes. Lança-t-elle tout en continuant de fixer Lucien, je suppose que vous êtes ici pour une effaction de groupe... Lucien, cela va te coûter assez cher cette fois, j'ai du scrupule à effacer la mémoire et les dossiers de la police. Cela pourrais les induire en erreur si jamais ils recherchent Eléanore une autre fois... 143 999 999.50$, cela te convient-il ? Si tu veux je peux également te proposer un marcher, nous sommes tous ici à cour de fleur de saule Sifflage. Si tu m'en apporte dans 5 nouvelles-lunes, je t'offre ce service. Et n'essaie pas d'en acheter, je verrai la différence, charlatans !
- Voyons, Harmonie ! Je n'oserais pas, jamais. Je ne connais pas tout ton savoir, seulement je ne suis pas non plus stupide !

Je suivais leur échange, estomaquée de la façon dont Lucien agressait presque cette magnifique jeune femme au teint poudré. J'enlaçais mes doigts autour de la main de Romain. Je ne me sentais pas très bien. Des spasmes me prenaient, comme si l'évocation d'une quelconque violence me répugnait. ' Monstre '. Pourquoi un tel mot existait, une telle notion. Cela me dégoutait littéralement. Tandis que, plongée dans mes pensées, je cherchais une raison a notre existence, Lucien continuait de marchander avec la belle qui semblait d'albâtre. Je n'écoutais plus rien, seul me parvenait les murmures de Roméo dont la tête était enfouie au creux de mon cou. Apparemment, notre guide et Harmonie avait trouvé un accord car il se leva et vint vers moi à grands pas, puis me colla son visage béat devant les yeux. Lucien était collant quand il le voulait, cependant cela de devait certainement pas déranger certaines personnes. Oui, Lucien était de loin l'un des plus beaux hommes de l'univers. Ses cheveux sablés contrastaient avec sa peau bronzée. Son sourire affichait des dents étincelantes, ses yeux d'un noir profond pouvait faire succomber n'importe quelle vivante (Technique prouvée !).

« - Et si je te disais que toutes les personnes que tu as blessés et que Romain à soigner pouvais oublier tout ce que tu as fait ? Si toutes traces de ton passage a St-pathus pouvait être effacée, qu'en dirais-tu, me questionna l'Homme au sourire béat qui se tenait devant moi, Hum, Eléanore ?
- Ecoute Lucien, bien sûr que j'en serais ravie, seulement je n'ai aucunement envie de leur arracher de précieux souvenir car...
- Ne t'inquiète dont pas pour ces humains stupide ! Claqua une voix de braise qui m'était inconnue, Les humains ne méritent pas qu'une personne aussi importante que toi se fasse du souci pour eux, laisse-les dans leur mer** habituelle et vis une vie normale. Par contre si tu ne veux pas avoir les flics derrière toi, accepte l'offre de ton ami. Une effaction n'efface que les souvenirs de la victime qui sont voulu. Autrement dit, tant qu'Harmonie reste concentrée sur toi, aucun souvenir étranger à notre race ne sera touché. C'est le principe de l'Effaction.

Je me tournais rapidement pour localiser la source de cette voix ardente. Elle était tout bonnement sublime. Ses cheveux d'un rouge flamboyant étaient assortis à sa robe pourpre et orange, ce qui mettait en valeur sa peau légèrement pâle. Cependant elle était d'une maigreur atroce. Je me serais dit qu'elle était anorexique si ça avait été une humaine. Cependant les Campée de subissent pas la maladie, qu'elle soit mentale ou physique. Ce devait donc être
voulu. Ses yeux étaient violets ce qui harmonisait le tout. Oui, elle était le symbole de la perfection. La perfection d'un où d'une Eteint(e) a une signification particulière. Plus le ou la non-vivante était spéciale, plus le don était extraordinaire, Roméo par exemple possédait presque le don de nous rendre notre liberté. Mais quel éternel voudrait mourir ? Aucun, bien évidemment. Mais vu l'aspect physique de cette femme, son don devait être très particulier. J'avais remarqué que tous avaient des dons, mais peu étaient utile. Le mien l'était et était également beaucoup convoité, mais celui de Romain l'était tout autant. Dès lors qu'un damné venait à s'approcher tout près d'une flamme, il perdait quelque chose de précieux. Le feu ne peut pas tuer un Eteint, cependant, il peut aisément lui amputer un membre. Il suffit d'une toute, toute petite flamme et Oups ! Plus de bras gauche ! Et après on va voir le gentil Romain Salyn qui sait tout réparer. Mon homme était l'un des plus demandé du monde, ainsi qu'un des plus courtisés par la même occasion. Quand a moi, eh bien je ne manquais pas de succès auprès des Eteints également. Nombreux sont ceux qui sont venu à moi pour réaliser leurs rêves les plus fous et osés. Nombreux ? Eh bien ces derniers jours, plus d'une cinquantaine de personnes sont venus me voir. Nous sommes de plus en plus nombreux avec le temps, mais grâce à moi, ceux qui le souhaitent meurent. Personnellement je trouve cela morbide, mais c'est leur choix après tout...

« - Eh bien petite, tu acceptes oui ou non ? Si tu n'as pas d'avis, la résidence possède des chambres d'amis. Pour peu que cela ne te gêne pas de séjourner avec des criminels riches, nous vous inviterons volontiers. Dis la voix enflammée de la jeune femme, en m'adressant un clin d'½il. Il y a également des chambres pour deux.
- Hun hum, je crois qu'il n'est pas nécessaire de s'attarder ici, si ? Autrement, cela ne me dérangerais en aucun point de dormir ici. Lucien, Romain, qu'en pensez-vous ?
- Je te suivrais partout, bien évidemment, quelque soit ton choix. répondit promptement Roméo
- Quand à moi j'ai quelques affaires à régler dans le périmètre, c'est une affaire de plusieurs jours et si je suis convié à rester, je suis partant.
- Très bien, donc la question ne se pose plus. Si vous soutenez votre offre, nous sommes prêts à séjourner ici quelques jour, 3 ou 4 tout au plus.
- Prenez votre temps ! lança-t-elle.

Sur ce, la femme vêtue de rouge nous indiqua une porte et nous la suivirent à la visite de cet immense château. La main de Roméo toujours dans la mienne, je serrais ses doigts en signe de confiance envers cette femme. Puis, nous nous enfonçâmes dans les tréfonds de l'immense habitation.


PS : Il est possible qu'il y ai des fautes ou des problèmes d'orthographes ou de grammaire, dans ce cas veuillez m'en informer par un commentaire. Ou sinon mettez autant de commentaire que vous voulez à propos de si vous avez aimé ou pas ^^

# Online seit Sonntag, 22. Februar, 2009 um 20:02

Geändert am Samstag, 07. März, 2009 um 18:03

Partie quatre : Lucien.

Partie quatre : Lucien.
Lucien

Pendant qu'Isalyne faisait visiter la résidence aux enfants, je demandais une audience avec Odélia, la représentante des Eteints. Je devais lui faire mon rapport à propos du cas Eléanore Maxwell.
'Je me souvenais de la première fois dont on m'avait parlé d'elle. C'était lors d'un voyage en Afrique, avec mon collègue, Damien. Nous étions dans un bateau lorsqu'il aborda le sujet.

« - Hey Lucien ! Tu savais qu'au delà de cet immense et absolu vide, se trouve la plus spéciale des Eteints ? Et tu sais pourquoi elle est la plus spéciale ? Non pas parce qu'elle est sublime, non pas parce que tout dans sa vie est parfait, non pas parce que c'est une des plus gentilles femmes du monde, mais bien parce qu'elle a le plus merveilleux don, pardi ! Eléanore Maxwell qu'elle s'appelle ! Métamorphosée il y a seulement un ou deux mois, mais l'avenir le plus prometteur depuis Odèl' ! Je jure ! Il paraît même qu'elle a réussi à inverser la transformation chez l'un d'entre nous !
- Ecoute-moi bien, Valentin, une chose pareille c'est invraisemblable ! La preuve, le destin d'Odélia est le plus fabuleux de tous les éteints et tu veux que je te dise ? Eh bah je ne crois pas qu'une seule personne a déjà essayé de faire un plus beau parcours qu'elle sur la vie.
- Lucien de Vespagnicci, c'est vous ? me demanda un homme qui c'était introduit derrière moi.
- Exactement, que me voulez vous, vivant ?lui répondis-je sur un ton presque impoli.
- Nous avons un ordre de mission de la part de Madame Odélia. Apparemment elle vous convoque pour vous donner du boulot. Dit-il en me tendant une lettre, dont le seau était effectivement celui d'Odélia. Merci bien mon brave, je vais la lire immédiatement ! »

' Cher Lucien,

Je suis consciente que je te dérange en pleine mission et j'en suis réellement désolée, cependant, celle que je t'attribue est des plus fascinante. On m'a rapporté qu'une certaine Eléanore est née et a rejoint notre clan, il y a peu. Je veux que tu aille la trouver, la briefer sur ce que nous sommes et lui apporter toute l'aide que tu pourras. D'après ce que j'ai lu dans les astres, sa vie ne sera plus de tous repos désormais et je la veux sauve. Mais je te préviens tout de suite, cette petite est de loin la plus extraordinaire d'entre nous et je t'interdis de la toucher ! Si jamais il m'est rapporté que tu l'as blessée physiquement ou moralement, ta sanction sera aussi douloureuse que l'était ta vie précédente.

Harmonie Del Arta Conpaniquo'

- C'est... fascinant, en effet ! Sachez, très cher, que les prévisions de la Del Arta sont toujours exactes ! M'exclamais-je, j'en avais fais l'expérience il y a de nombreuses année.
- Oui, l'on m'a compté ses exploits. L'Odélia est une sacrée femme ! 2 345 année, et toujours aussi joueuse. Je pense cependant que c'est une épreuve, n'est-ce pas ?
- Je pense également cela. Interrompre une mission ainsi est plutôt inhabituel chez notre souveraine. Mais m'interdire de la tester, c'est complètement irresponsable ! Je m'énervais à la seule pensée de mon ancienne vie.
- Bon eh bien, je suppose que ton escorte va arriver ! N'y a-t-il aucun ordre de mission ?
- Pas le moindre bout de papier. Une adresse et un numéro de téléphone. Je suppose qu'ils ne savent même pas qu'ils sont morts.
- Ils sont plusieurs ?
- Oui, deux nouveaux, un garçon et une fille. Romain Salyn et Eléanore Maxwell. Dans un village pommé... Bon cela fait tout de même 4 jours de route si je cours...
- Pars tout de suite, cela vaut mieux. Je peux finir cette mission tout seul ! Il n'est pas si fort notre monstre...

Sur ce je partis. Damien était trop compréhensif certaines fois. Odélia finirait par me tuer, avec ses missions toutes plus difficiles les unes que les autres ! Tuer un cyclope, non mais qu'est ce qu'elle avait fumé avant de me donner cet ordre ? Qu'est ce qui m'avait pris de m'éprendre de cette bonne femme ? Peut-être parce que ses lèvres semblaient plus douces que la mort ? Peut-être parce que cette cascade de cheveux d'un blond platine semblaient si doux et soyeux ? Peut-être parce que j'étais un lolicon ? Peut-être parce que son caractère si difficile et si compliqué, moi je trouvais sa totalement craquant.

Enfin bref, je montais dans le navire qui venait de se rattacher au notre. Il était énorme, du style classique. Très charmant ! Cela me rappelait les Caravelle de l'ancien temps. De l'ancienne vie. Mes fiançailles avec Vanille De Lisbonne. Je me souviendrais toujours de son sourire, de sa jolie peau couleur caramel et de ses yeux verts. Et je savais aussi que mon dernier souvenir d'elle, c'était sa chute du bateau. J'avais vu ses magnifiques yeux devenir si effrayé qu'ils semblaient noirs, sa belle expression qui se tordait sous la peur. J'avais plongé, beaucoup avaient plongés. Personne n'avait plus jamais entendu parler d'elle, ni même vu quelqu'un qui la connaissait. Cela faisait presque 300ans maintenant... c'était un vendredi 13...

Une bosse me sortit de mes pensées. Je détestais ces foutus voyages en diligence obligatoire ! Et pourquoi fallait-il que notre souveraine est un faible pour les choses très anciennes ! Oui, ce n'était pas réellement un défaut, mais de la a nous assigner a chaque fois qu'on veut prendre une voiture ! Elle était vraiment une personne... difficile à vivre, surtout avec ses missions 'divines' qu'elle nous donnait. Je me souviens de ses paroles lors de ma première mission, le jour de mes 99ans.
«- C'est le devoir de tous les Éteints. A partir de leur éveil, ils commencent à faire des missions confiées par les dieux. Bien sûr comme je suis leur messagère je n'ai pas à accomplir de telles tâches ! Ahahahah... Hum passons, tu as connaissance du code, tu as les bases de la chasse et du combat donc, tu peux commencer ! Puisque nous ne connaissons pas encore tout ton potentiel, tu seras dans des missions plutôt courtes et assez simples, seulement, je pense que tu risque d'avoir un grand destin. »

Elle m'avait donné un ordre de missions. Après avoir quitté le bateau, j'étais monté dans la diligence. Je détestais ce genre de voyage. Mais les ordres étaient les ordres, maintenant il fallait que je trouve cette Eléanore Maxwell. Et dire que j'avais enfin trouvé comment échapper aux missions... Et puis c'était où ce village minable ? St-Pathus ? Ahlala... il allait encore falloir que je joue les gentils guides, pour endormir leurs méfiances.

J'arrivais devant une maison assez vieille, à côté d'un château délabré. Ce devait être un vieux quartier, car c'était tout près de l'église du village. Je sonnais, comment allais-je me présenter à eux ? Avaient-ils encore des parents ? Pas sûr, leur système de défense doit être activé depuis un moment, si leurs parents étaient chez eux, ce serait une catastrophe. J'attendais qu'on vienne m'ouvrir, lorsque j'aperçus qu'il y avait une affiche.

' Porté disparu, le 15 février 2008, Eléanore Maxwell et Romain Salyn, au cours d'une sortie scolaire, Eléanore s'est enfui vers la forêt où était le dénommé Romain, qui avait fugué de son orphelinat.'

Je regardais ma montre, 31 mars... 16h05. Je supposais qu'ils avaient été retrouvés depuis le temps. Oui, certainement. Cependant je ne sentais pas d'odeur spéciale. Soit ils étaient encore en cavale, soit ils étaient partis. La porte s'ouvrit, une jeune fille d'environ 14 ans, qui me reluquais étrangement profondément. Ses yeux... des yeux verts émeraude. Eléanore ? Peut-être. Je n'arrivais pas à parler, malgré son jeune âge, sa beauté... non, pas sa beauté, quelque chose en elle m'avait coupé le souffle. Je n'arrivais ni a bouger, ni a parler. Qu'est ce qui m'arrivait ? Etais-ce son pouvoir ? Non, celui qui paralyse les gens habite au canada. Alors quoi ?

« - Qui êtes-vous, Gentil monsieur ? demanda une vois cristalline, avec un soupçon d'humour dans la voix.
- Je m'appelle Lucien, je suis là pour te guider, enfin si tu es la personne que je cherche. Répondis-je sans réfléchir.
- Et qui cherchez-vous, Lucien ? Questionnait-elle avec cette once d'humour mystérieux. Elle était tellement étrange.
- Eléanore Maxwell. C'est la personne que je cherche.
- Eh bien vous l'avez trouvé. Que peut-elle faire pour vous ? Oh ! Mais entrez voyons, vous avez l'air... idiot, planté sur le seuil de ma maison. »

J'entrais. Cependant, bien que j'eu parlé, je me sentais toujours paralysé devant elle. Quelque chose en elle, quelque chose de grand me faisait taire. Mais quoi ? Tout ce que je savais d'elle s'était son nom et qu'elle avait une 'superbe destinée'. Quelle était sa spécialité ? Vu sa splendeur, son don était au moins de catégorie 4, voir 5 ! Dire que le mien était de la catégorie 2... C'est dur de se sentir inférieur... En même temps la catégorie 5 est très peu répandue et certains vont même a ne pas la connaître. De toutes façons les aptitudes étaient distribuées par le corps, et c'était très aléatoire, cependant, il y avait très peu de dons de 4ème et 5ème catégories.

La catégorie 1 était une façon d'être, ou une apparence spéciale... par exemple éblouir les gens en était un. Ce n'était pas très utile et sa rendais narcissique mais bon. C'était assez pratique. Par exemple lorsqu'on suscite la compassion ou la générosité, tout le monde vous offre des cadeaux.

La catégorie 2 était les manipulations physiques en tout genre de moyenne classe. Tout ce qui pouvait aider à blesser, à torturer, ou à soigne. Le mien par exemple, servait à soigner ou simplement à éclairer. Pour ce genre de pouvoir, il y avait 5 spécialités. L'obscurité, la lumière, le feu, l'eau et la terre. La mienne était la lumière. D'où mon surnom ; ' Lucien le guide lumineux '.

La catégorie 3, les manipulations mentales. Ces dont là était rarement diversifié. Il y avait plusieurs niveaux de puissances mais en général, c'était des manipulations de pensée, d'actes ou de sentiments. Ce qui devait être très pratiques certaines fois...

La catégorie 4, les manipulations physique graves. Celles-là étaient utilisées par les assassins en général. Ou plutôt, c'était grâce à leurs aptitudes que ces campées étaient devenus assassins. En général ses pouvoirs servaient à tuer, ou à reconstituer. Il y avait là aussi 5 spécialités. Mais en général, ceux aux dons mortels étaient rares.

Enfin, la 5ème catégorie, la plus rare, constituait les dons les plus spéciaux. En général c'était des dons très puissants mais très étranges. Odélia, par exemple, avait eu le dont de comprendre les étoiles. Un don très particulier qui lui a valu le titre de Souveraine, car elle pouvait tout deviner. Son esprit de déduction était d'ailleurs très développé...

Eléanore m'invita à m'asseoir sur un canapé crème qui trônait au milieu de son salon. Puis elle me redemanda ce que je lui voulais. Bien que ma paralysie m'entravait, je n'eus presque aucun mal à lui répondre. Enfin, il me fallait du temps pour tout lui raconter. J'optais pour une manière plus ou moins... douce.
« - Eh bien chère Eléanore, n'avez-vous pas ressentit un étrange sentiment de... puissance ces derniers temps ? Comme une bête sauvage qui essaie de sortir de vous ? Si vous êtes bien Eléanore Maxwell, vous êtes censée ressentir ce que tout Eteints à ressentit dans sa vie. La soif de puissance, la force, les réflexes aiguisés, le besoin de s'isoler, les larmes qui coulent toutes seules, la peau légèrement craquelée au niveau des épaules et des chevilles, tout cela sont les particularités de notre race, nous les non-vivants. Me suis-tu ?

- Hum pour l'instant vous êtes en train de me dire que je me suis transformée en une sorte de monstre bizarre qui a une peau craquelée ? Vous pouvez vérifier vous-même, il n'y a aucun défaut de la sorte sur mes épaules ou sur mes chevilles. Elle commençait à enlever son pull pour me montrer ses épaules quand je la stoppais d'un geste. Essayant de dissimuler mon embarras évident.

- Ecoutez-moi, Eléanore, les signes évidents ne se manifestent que quand le sujet se rend compte qu'il change intérieurement. Il n'est pas obligatoire de vous déshabiller de la sorte devant un inconnu voyons. Mon ton était toujours tremblotant. Maudis sois cette paralysie qui m'empêche de me mouvoir ! Je souhaiterais pouvoir bouger à mon aise...

Lorsque mes pensées se redirigèrent sur mon interlocutrice, je sentis quelque chose d'étrange. J'arrivais de nouveau à contrôler mes mouvements. Plus une once d'hésitation dans mes mouvements. Le tremblement s'était envolé ! C'était magique. Cependant je me souvenais qu'elle attendait toujours des explications sur tout cela. Par où devais-je commencer ? Par le début, évidemment...

« - Bon écoutez-moi bien car je ne répèterais rien. Il y a à peu près 5 324 mille ans, un homme nommé Octav Franc a tenté de se suicidé plus de 126 fois. Malheureusement, il n'a jamais réussi. Du moins pas avant ses 4 670 ans. Cet homme a donc vécu 4 500 ans à peu près. Bien sûr tu vas me dire que c'est impossible, ou que je raconte n'importe quoi, mais pas du tout. A partir des 100 fois où tu frôle la mort, tu deviens immortel. C'est le principe ' Octav ', c'est une sorte de mort cérébrale que le cerveau s'inflige a lui-même, bien qu'il continue de fonctionner après tout en gardant ses fonction. Comme une fausse mort, les seules petites différence, c'est que cette mort accroît le potentiel physique de 78% et le potentiel mémoire de 91%, et que le c½ur n'a plus besoin de battre. Aujourd'hui tu es comme nous. Ainsi que ce Romain Salyn. Je ne sais pas qu'elle est votre raison pour être morte à 14 ans mais ce ne sont pas vraiment mes affaires... Quoi qu'il en soit, je suis ici pour vous guider sur le long chemin qu'on appelle la mort. Bien sur si vous avez besoin d'un peu de temps pour encaisser l'information, je vous en laisserais. J'ai tout mon temps ! »

Elle m'avait dévisagé, mais pas par surprise ou par dégout. Elle était juste curieuse apparemment. Mon histoire n'avait pas eu l'air de l'effrayer où même, elle n'avait même pas l'air de la concerner. Le silence pesait maintenant depuis plusieurs minutes, et elle n'avait pas changé d'expression. A la fois curieuse et calme, anxieuse et réservée. Elle n'avait même pas l'air d'avoir une quelconque question. Comme si elle acceptait sa condition, comme sa. C'était l'une des choses les plus inattendues de toute mon existence ! Lorsque j'avais compris que j'étais mort, j'avais hurlé et pleuré pendant plusieurs semaines. Elle, rien. Pas une seule once de doute quand à continuer à vivre ou tenter de se suicider. Je ne pouvais pas m'empêcher de ressentir cette admiration envers elle.

Je m'étais avoué cette admiration pour elle au moment où l'on sonna à la porte. Un jeune homme plutôt séduisant entra dans la pièce, me salua brièvement et pris Eléanore dans ses bras. Qui pouvait-il être ? Serais-ce le fameux Romain ? Etaient-ils ensemble ? Toutes ses questions se percutaient dans ma tête, au moment ou...'

Je revenais dans la vie réelle lorsqu'on agita une main devant mes yeux. C'était une campée qui venait m'annoncer qu'Odélia était prête à me recevoir. Cela faisait maintenant 4 ans que j'étais en mission pour elle, pour surveiller et initier Eléanore et Romain, a partir d'aujourd'hui, je n'aurais plus rien à voir avec eux. Odélia en ferait tout ce qu'elle voudra, elle ne voudra plus que je les approche. Bien que j'en eusse l'envie. Odélia était un habile maître chanteur et une manipulatrice hors pair. Je ne crois d'ailleurs pas avoir lu dans les annales qu'une personne a créé une organisation comme la notre. Oui, nos facultés mentales étaient plus élevées que celles des vivants, par définition, mais certain savant auraient pu le faire. La porte en bronze de la salle d'audience s'ouvrit avec un lourd crissement, s'entrouvrant à peine pour qu'une très fine personne puisse passer. Je n'eus pas le temps de comprendre ce qui m'arrivait que j'étais plaqué à terre par un objet non-identifié. Mais vu la couleur d'un vert fluo de ses habits, je devinais rapidement que c'était Odélia. La jeune demoiselle au physique impressionnant, la souveraine des Eteints, celle au destin le plus glorieux de tous. Elle ne se levait pas de mon dos, mais elle lâcha mon bras pour m'étreindre avec fougue. C'était habituel entre nous, mais je ne pouvais pas m'empêcher d'avoir des frissons. Cependant, cette position n'était pas réellement aussi douloureuse qu'elle en avait l'air, c'était comme si mon bras était juste collé dans mon dos, avec un poids très léger sur mon dos. Je me relevais doucement, histoire que personne ne nous vois ainsi, j'entrainais ma compagne dans la grande pièce éclairée qui s'était ouverte. Je passais ma main dans ses cheveux, qui avaient la texture soyeuse que j'aimais, comme d'habitude. Combien de fois avais-je répété ces mouvements ? Mille fois ? Dix mille fois ? Cent mille fois ? Je sentais ma respiration s'accélérer peu à peu à mesure que les lèvres d'Odélia se faisaient pressantes. Mon c½ur battait de toute façon trop vite d'une manière générale. Je mis fin a nos retrouvailles avant que je ne veuille allez plus loin. Odélia avait peut être plusieurs millier d'année, c'était encore une enfant. Physiquement parlant, tout du moins. Je m'écartais à regret, persuadé que j'aurais pu contenir mon désir brulant et me coller contre elle encore un peu. Je redressais ma tête et m'agenouillais promptement devant elle. Comme le voulait le protocole que j'avais violé il y a quelques instants.

Ses yeux brillants étaient si perçants que j'avais toujours du mal à la regarder. D'ailleurs, personne ne pouvait réellement la regarder dans les yeux, c'est pour cela que tout le monde baissai les yeux devant elle. Cependant, la nature de la puissance d'Odélia m'était devenue si familière qu'il m'était devenu possible de lui parler en la regardant. Bizarrement, je trouvais sa puissance similaire à celle d'Eléanore. Une coïncidence, certainement.

« - Bon retour parmi nous, mon cher Lucien. Comme promis, voici la paie de ta mission. A partir de maintenant, c'est moi qui prendrais en charge Eléanore Maxwell et Romain Salyn, je te déconseille donc de les approcher. Tu n'en es pas interdit, seulement je doute fortement qu'ils souhaitent te revoir, te connaissant. A moins que tu ne leur ai pas révélé ta vraie nature. Hum ? Déjà 19h ? Hum j'ai un planning chargé ces temps-ci, tu peux rester ici jusqu'à ta prochaine mission, je te recontacterais mon très cher Lucien... »

J'avais raison, je ne pourrais certainement plus approcher les enfants maintenant. C'était plus ou moins triste, je m'étais grandement attaché à eux, mais il valait mieux pour eux de ne pas me fréquenter. Ma nature m'aurait certainement trahie un jour, et ils auraient découvert le monstre que je suis... Tant mieux pour eux de ne pas me connaître réellement. Pensais-je en m'enfonçant dans le dédale de couloirs. De toutes les façons, je repartirais bientôt en mission.


PS : Il est possible qu'il y ai des fautes ou des problèmes d'orthographes ou de grammaire, dans ce cas veuillez m'en informer par un commentaire. Ou sinon mettez autant de commentaire que vous voulez à propos de si vous avez aimé ou pas ^^

# Online seit Samstag, 07. März, 2009 um 17:53

Geändert am Samstag, 07. März, 2009 um 18:04